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Saviez-vous que...

Vidéos de sensibilisation en lien avec la pêche sportive au saumon atlantique

Saviez-vous que… la remise à l’eau est aussi une mesure de conservation pour le saumon atlantique?

Des gens peuvent parfois s’indigner de la pratique de la remise à l’eau, et plusieurs s’inquiètent des dommages ou des mortalités qui surviendraient lors de ce type de pêche. C’est vrai que, pour certaines espèces de poissons, la remise à l’eau est beaucoup plus difficile et même parfois non recommandée; c'est le cas, par exemple, pour l’omble de fontaine.

Par contre, dans le cas du saumon atlantique, c’est très différent. D’abord, sa constitution est beaucoup plus forte, ce qui fait qu’une pêche avec remise à l’eau a peu d’impact sur les individus. De plus, le saumon atlantique est la seule espèce qui doit être obligatoirement pêchée à la mouche, ce qui fait que l’hameçon se loge pratiquement toujours au niveau de la mâchoire. Les blessures sont donc minimes et les bonnes pratiques de remise à l’eau, enseignées partout sur les rivières, permettent à au moins 97% des poissons une survie très facile et un accès à la reproduction en fin de saison.

En fait, ce sont plutôt les conditions de remise à l’eau qui vont déterminer son succès. Il est important de la faire dans l’eau la plus fraîche possible, voire même à l’ombre, dans un courant d’eau suffisamment profond pour que le poisson puisse reprendre ses forces. Les pêcheurs apprécient les combats avec le roi des rivières, mais ils doivent aussi s'assurer d’en limiter la durée, notamment en utilisant un filet adéquat.

Les pêcheurs prennent aussi un grand soin dans la manipulation du saumon. On aime les photos sur les réseaux sociaux, mais pas au détriment de la ressource! C’est aussi pour ça que la Fédération québécoise pour le saumon atlantique (FQSA) fait beaucoup de sensibilisation, car les nouveaux adeptes du sport sont nombreux d’année en année. #lessaumonsviventdansleau

Le MFFP publie chaque année un vaste rapport sur l’exploitation du saumon et l’état des populations, réalisé grâce à tout le suivi et les décomptes faits par les organismes gestionnaires de rivières. En 2020, 5 ans après la mise en place du Plan de gestion du saumon atlantique du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) et beaucoup d’efforts de conservation, on a enregistré que 69% des captures de saumon sont remises à l’eau, une augmentation de près de 10% par rapport à la moyenne des 5 dernières années, et on a aussi vu une augmentation des montaisons de 19% par rapport à la moyenne des 5 dernières années! Ce sont des résultats encourageants parce qu’on a vu, en parallèle, une augmentation de l’engouement des résidents québécois pour la pêche au saumon de 23% toujours par rapport à la moyenne des 5 dernières années. C’est vraiment encourageant et ça démontre l’efficacité du Plan de gestion tant pour la ressource que pour les retombées économiques régionales durables.

Saviez-vous que… le saumon atlantique bénéficie d’un réseau communautaire pour sa gestion?

Prendre soin du saumon atlantique et de ses habitats, c’est au cœur de notre mission. Nous sommes fiers de faire partie d’une communauté riche et passionnée de nature, de pêche et d’émotions. Le contact avec le roi des rivières, avec la nature, dans toute sa force et sa vulnérabilité, nous mobilise autour de sa conservation.

Le Québec s’est doté d’outils et d’un réseau communautaire de gestion de la pêche sportive qui a démontré son efficacité et dont les exigences de suivi sont dans les plus hauts standards reconnus à travers le monde.

C’est le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) qui chapeaute la gestion du saumon atlantique dans le cadre de son Plan de gestion, avec les outils qui découlent de différentes lois. Par contre, sur le terrain, partout dans les régions salmonicoles, ce sont des organismes sans but lucratif (OSBL) qui sont là pour mettre en œuvre ce plan, qui vise le développement durable de la pêche sportive et la conservation de la ressource.

Autremet dit, le MFFP signe une entente avec un OSBL pour lui déléguer des pouvoirs et des responsabilités pour la gestion du saumon et de sa pêche sur des territoires fauniques publics. Ces territoires fauniques sont généralement des zones d'exploitation contrôlée (zecs) ou des réserves fauniques dans le monde du saumon. C’est justement un modèle qui permet de conserver des territoires publics, donc accessibles à un prix raisonnable pour les Québécois, avec des organismes qui gèrent la ressource avec leurs connaissances locales. C’est un modèle qui permet de décentraliser le pouvoir, et le cadre de gestion permet aux organismes de prendre les meilleures décisions possibles pour le saumon et pour la pêche!

Le fait que ce soit des OSBL qui gèrent la pêche sportive dans les régions salmonicales est aussi important, car ces derniers doivent obligatoirement réinvestir leurs bénéfices directement dans leurs activités. Saviez-vous que même les pourvoiries sans droits exclusifs, donc la plupart des pourvoiries du Québec méridional, doivent quand même payer leurs droits d’accès à l’organisme gestionnaire de rivière?

Pour sa part, le gestionnaire de rivière a des responsabilités qui lui sont déléguées par le MFFP, comme le décompte de saumon, l’opération des passes migratoires ou le transport de saumons par camion ou encore la présence d’assistants de protection de la faune. Les gestionnaires participent aussi à de nombreuses études scientifiques avec le MFFP ou avec les universités.

Tout ce réseau, incluant les pêcheurs, les citoyens, les organismes fauniques, les organismes gestionnaires des rivières à saumon ainsi que les gouvernements provincial et fédéral, c’est ce qui fait la force commune pour la protection du saumon atlantique et des rivières qu’il habite.

[La vidéo sera disponible le mercredi 28 juillet. Revenez nous voir!]

Saviez-vous que… les organisations gestionnaires de rivières sont des organismes à but non lucratif?

Les zones d’exploitation contrôlée (zecs) et les réserves fauniques sont des territoires délimités par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), dont la gestion est déléguée à un organisme sans but lucratif (OSBL). C’est pourquoi on parle souvent des « gestionnaires de rivières » plutôt que des « zecs ».

Ces territoires fauniques ont été créés à partir des années 70, lors d'une période appelée le « grand déclubage ». Avant ça, bien peu de gens pouvaient aller profiter de la nature et de la pêche au saumon! Partout, c’étaient des clubs privés qui prenaient la place et dont seuls les membres riches pouvaient se permettre de profiter de ce sport. Le modèle des territoires fauniques gérés par des OSBL permet de redonner à la population l’accès aux rivières, mais aussi à un fonctionnement démocratique où tous peuvent s’impliquer. La mission des gestionnaires de rivières est d’assurer le développement durable de la pêche sportive et le délicat équilibre entre conservation et mise en valeur, ainsi que de maintenir l’accès au territoire.

Les usagers paient pour avoir accès au territoire, puisque les gestionnaires sont aussi responsables de l’entretien des infrastructures, des routes, des sentiers d’accès, etc.

Les gestionnaires de rivières travaillent avec les autres organismes locaux en tourisme, en environnement, les municipalités et plus encore. Ils sont dirigés par des conseils d’administration bénévoles, et relèvent du MFFP.   

[La vidéo sera disponible le mercredi 4 août. Revenez nous voir!]

Saviez-vous que… les pêcheurs sont aussi des acteurs pour la conservation du saumon atlantique?

Les pêcheurs sont des passionnés de nature et de plein air. En fait, la pêche est assurément l'une des meilleures façons de découvrir les plus beaux endroits du Québec! Et pour pouvoir continuer de pratiquer notre sport, la conservation de la faune et de ses habitats est essentiel. Quand on met le saumon au centre des décisions sur le développement durable de régions, on s’assure de protéger la faune, les rivières, les forêts autour des rivières, la qualité de l’eau, l’accès à l’eau potable, etc. C’est pour ça qu’on l’aime autant. Et quand on prend soin du saumon, on perpétue notre passion de la pêche!

La pêche à la mouche est une activité qui va au-delà de la prise d’un poisson, particulièrement dans le cas du saumon, où ça prend en moyenne cinq jours de pêche pour avoir la chance d’une prise! C’est donc une fausse perception que les pêcheurs ne sont là que pour capturer un saumon sans se soucier d’autres choses. Les saumoniers passent le plus clair de leur temps à profiter de la nature, entre amis ou seuls, à profiter de la beauté des paysages et de la tranquillité des lieux.

De plus, toute notre communauté est très sensibilisée à la réglementation complexe. Les rivières à saumon, qui ne représentent que 2% des rivières québécoises, bénéficient d’un statut particulier tant pour leur protection que pour la pêche. Ce sont les seules rivières où il est obligatoire de pêcher à la mouche. Si vous connaissez un peu cette activité, vous constaterez qu’il s’agit d’une pêche technique et exigeante, et qu’il faut parfois des années de pratique avant de penser à notre première prise.

Les pêcheurs sont des yeux d’une incroyable importance pour la protection du saumon. Ils sont les premiers à voir et à déclarer les problèmes, que ça soit des actes de braconnage ou encore des sentiers dangereux, des infrastructures brisées, de travaux qui ne se passent pas bien (par exemple la construction d’un chemin), etc. Ils nous informent aussi dans le cadre d’études qui sont menées avec le gouvernement québécois, notamment en déclarant leurs observations de bars rayés ou de phoques sur les rivières à saumon.

La protection du saumon passe par les pêcheurs et la communauté citoyenne. « On aime ce qu’on connaît et on protège ce que l’on aime », et en protégeant le saumon, on protège tant la rivière que tout l’environnement naturel.

[La vidéo sera disponible le mercredi 11 août. Revenez nous voir!]

Saviez-vous que… la pêche au saumon est accessible à tous?

C’est vrai qu’il y a des endroits pour pêcher le saumon qui coûtent vraiment cher! Certains secteurs particuliers ou encore des forfaits en pourvoirie sont plus dispendieux compte tenu des services qui sont offerts à ces endroits, notamment. 

Par contre, on peut pratiquer le sport à coût raisonnable, comme le démontrent les statistiques de la relève et le nombre de jeunes qu’on voit sur le bord des rivières. En effet, le tarif moyen d’une journée de pêche dans les secteurs publics est de 50$. De plus, de nombreuses rivières louent de l’équipement à coût abordable.

Il existe des secteurs contingentés, qui sont parfois un peu plus chers. Pour y avoir accès, on doit, entre autres choses, s’inscrire aux tirages de pré-saison - qui ont lieu l'automne précédent la prochaine saison - ou encore aux tirages 48 heures.

De plus, même si certains pêcheurs aiment collectionner les produits de pêche, l’équipement de base, une canne et un moulinet, peuvent durer pendant de nombreuses saisons, voire toute une vie!

[La vidéo sera disponible le mercredi 18 août. Revenez nous voir!]

Saviez-vous que… les rivières à saumon, c’est pour tout le monde?

La pêche est avant tout une activité de plein air, un sport qui relie les pêcheurs à la nature et au contact privilégié avec le roi des rivières. Comme ça prend en moyenne cinq jours de pêche pour avoir un saumon au bout de sa ligne, on peut dire que la pêche est un mode de vie combinant nature et émotions avant d’être une activité de prélèvement.

D'ailleurs, la pêche au saumon est une activité bien réglementée. En effet, les rivières à saumon sont les seules où il est obligatoire de pêcher à la mouche, et la gestion de la ressource et des secteurs de pêche se fait dans un cadre défini par les gestionnaires. Le but est de permettre aux pêcheurs de profiter de leur sport, de pouvoir prendre des saumons, mais aussi d’assurer la pérennité des saumons et la tranquillité des lieux.

Puisqu’il s’agit de terres publiques, les autres usagers sont aussi les bienvenus. Par contre, cela doit se faire de façon à favoriser l’harmonie entre les usages et le respect de la ressource. Les gestionnaires peuvent limiter certaines activités, comme la baignade ou la plongée en apnée, et il existe aussi des recommandations pour les autres usagers, comme les canotiers ou les descentes en tripes.

Il est super important pour les usagers de communiquer avec le gestionnaire de rivière au poste d’accueil pour s’informer. Les territoires fauniques structurés, comme les zecs, au même titre qu’une réserve faunique, préservent l’accessibilité, tous ont la chance d’y accéder à chance égale, mais des conditions de pratiques et d’encadrement sont nécessaire pour préserver leur caractère faunique exceptionnel.

Le nombre de pêcheurs est généralement limité non seulement pour préserver la qualité de la pêche, mais aussi pour préserver la ressource saumon et son environnement. C’est pour cette raison qu’on a récemment parlé de l’importance d’assurer une harmonisation des usages pour le saumon, notamment en encadrant les activités de masse de tourisme. Lorsqu’une mouche passe dans une fosse, tous les pêcheurs savent que les saumons ne bougent pas d’un poil quand ils ne veulent pas, et ils ne veulent pas souvent!

Par contre, des activités comme la baignade ou le canotage peuvent déranger le saumon et l’amener à se déplacer et à changer son comportement. Le passage des canots ou la présence de plaisanciers ne sont pas en soi problématiques, mais lorsque l'on atteint des niveaux de masse de ces activités, sans encadrements ni infrastructures, il peut y avoir un impact sur le saumon et son habitat.

Les rivières à saumon ne sont pas réservées aux pêcheurs et, pour cette raison, nous invitons tous les usagers à communiquer avec les organisations gestionnaires de rivières pour savoir quelles sont les spécificités et les recommandations pour pratiquer les différentes activités de plein air en tout respect et en toute sécurité!

[La vidéo sera disponible le mercredi 25 août. Revenez nous voir!]