Forum des savoirs sur les poissons du Québec

LE FORUM

Forum des savoirs sur les poissons du Québec

DE RETOUR le 18-19 NOVEMBRE 2026
Hôtel Delta Mont-Saint-Anne

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Le Forum des savoirs sur les poissons du Québec est organisé conjointement par la Fédération québécoise pour le saumon atlantique, la Fondation pour la Conservation du Saumon Atlantique (FCSA), le CIRSA et la Fondation de la biodiversité et de la faune du Québec. Il a pour mission de créer un espace privilégié de dialogue, de réflexion et de collaboration entre les organisations de conservation, les scientifiques, les gestionnaires de la faune, les décideurs, les acteurs du milieu ainsi que le grand public engagé en faveur de la biodiversité aquatique.

L’événement vise à favoriser le partage des savoirs, des expertises et des expériences terrain, tout en renforçant les liens entre la recherche scientifique et les actions concrètes menées sur le territoire. Le Forum met en lumière les plus récentes avancées scientifiques, les innovations technologiques et les approches novatrices en matière de conservation, de gestion durable et de mise en valeur des poissons et de leurs habitats.

À travers des conférences, des panels de discussion et des échanges interdisciplinaires, le Forum contribue également à l’éducation et à la sensibilisation sur les enjeux actuels et futurs liés aux écosystèmes aquatiques du Québec, tels que les changements climatiques, la connectivité des habitats, la pression anthropique et la protection de la biodiversité. L’édition 2026 s’inscrit dans une volonté de mobiliser les connaissances et les acteurs afin de soutenir des pratiques durables et de renforcer la résilience des milieux aquatiques pour les générations présentes et futures.

 

CONFÉRENCIER D'OUVERTURE

Jean Desy

 

Jean Désy est poète et médecin. Il enseigne à l’Université Laval en littérature et en médecine. Il demeure un passionné de la nordicité, mais en particulier du Grand Nord et du Nunavik. Sa vocation fut d’être professeur, mais d’abord, chef-scout. Depuis six ans, il organise plusieurs fois par année des « camps littéraires de brousse » autour de sa cabane dans la vallée Bras-du-Nord, non loin de Saint-Raymond de Portneuf, en compagnie d’étudiantes et d’étudiants. Parmi ses dernières parutions, un essai intitulé Soigner la médecine, paru en mars 2024, aux éditions XYZ, et un recueil de poésie intitulé Aimer la terre, paru en avril 2024, aux éditions Mémoire d’encrier.

CONFÉRENCIER INVITÉ

Claude Lavoie

Claude Lavoie, Ph.D., biologiste, professeur titulaire à l’École supérieure d’aménagement du territoire et de développement régional de l’Université Laval (ÉSAD) et chercheur régulier au Groupe de recherche interuniversitaire en limnologie (GRIL). 

Claude Lavoie est un spécialiste des espèces exotiques envahissantes. Il a publié plusieurs ouvrages sur le sujet, dont 50 plantes envahissantes (2019) et 40 autres plantes envahissantes (2022) et, plus récemment, Animaux envahissants ou surabondants… Le défi de la cohabitation (2026), tous parus aux Publications du Québec. 

Poissons envahissants : un impact sur la biodiversité ? L’Histoire nous le dira. 

Les espèces exotiques envahissantes sont réputées pour avoir un effet néfaste sur la biodiversité. C’est souvent le cas, mais pas toujours, et il existe parfois de grandes différences entre la perception (effet nocif) et la réalité (impact négligeable). Les poissons exotiques ont également très mauvaise réputation, mais que sait-on au juste sur les conséquences véritables d’introductions volontaires ou accidentelles d’espèces devenues depuis envahissantes ? Avec le recul, on constate qu’il est difficile de prédire le devenir d’une population et ses effets sur la biodiversité. Le gobie à taches noires est devenu le poisson le plus abondant du fleuve Saint-Laurent et des Grands Lacs, et est maintenant parfaitement intégré à la chaîne alimentaire, pour le meilleur et pour le pire. Le gobie à nez tubulaire, pourtant introduit la même année, ne s’est pour sa part presque pas répandu. La tanche a été introduite par centaines de milliers d’individus aux États-Unis, sans succès. Elle n’est devenue envahissante qu’au Québec, ce qui intrigue encore les chercheurs. Les carpes asiatiques ne parviennent pas encore à s’établir fermement dans les Grands Lacs, malgré l’avalanche de prédictions apocalyptiques. On commence à en saisir les raisons, même s’il existe encore plusieurs lacunes dans nos connaissances. Ces quelques exemples peuvent-ils nous instruire sur l’impact potentiel de nouveaux envahisseurs, comme le saumon rose ? Encore une fois, l’Histoire nous le dira (peut-être), mais rien ne garantit que, dans ce monde au climat changeant, le passé est nécessairement garant de l’avenir. 

Organisé par

 

 

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