Une marque de commerce de Fédération des gestionnaires de rivières à saumon du Québec
Pêcher

Information

Coordonnées

Adresse
84, rue St-Germain Est, bureau 2080, Rimouski (Québec), G5L 1A6
Téléphone
418 722-3726
Sans frais
1-866-972-8666
Courriel
info@saumonquebec.com

Statistiques annuelles

Phases lunaires

Voir toutes les phases

Condition(s) de la rivière

Pêcher le saumon de la rivière Koksoak

Le complexe fluvial Koksoak reçoit les eaux des rivières aux Mélèzes et Caniapiscau, d'une longueur de 874 kilomètres, et il draine une vaste région de 155 400 km2 dans le Nord-du-Québec. La branche principale coule en direction nord nord-ouest et est formée de la rivière Caniapiscau, et de son principal affluent la rivière Swampy Bay. Sa branche la plus à l'ouest est constituée de la rivière aux Mélèzes et de ses affluents, soit la rivière du Gué et la rivière Delay.
 
Les rivières Caniapiscau et aux Mélèzes se joignent pour former la Koksoak qui coule vers le nord sur une distance de 145 kilomètres entre Kuujjuaq et la baie d’Ungava. Le nom de la rivière vient vraisemblablement d'un mot inuit qui signifie grande rivière. La Koksoak a plus de 1 600 mètres de large à son embouchure. La construction d'un barrage sur la rivière Caniapiscau a fait tripler la superficie du lac Caniapiscau et l'eau est déviée vers l'aménagement hydroélectrique de la Baie-James par la Grande Rivière.
 
La Caniapiscau abrite peu de saumons à cause de l’infranchissable chute du Calcaire, les saumons n’ayant accès qu'à 27 kilomètres en amont de sa jonction avec la rivière aux Mélèzes, les deux formant dès ce point la Koksoak, un fjord d'une soixantaine de kilomètres influencé par les marées sur la moitié de sa profondeur. La rivière aux Mélèzes est par contre l'un des principaux sites de reproduction de la baie d'Ungava. Le débit moyen enregistré est de 2 241 m3/s. Ce cours d’eau spectaculaire marque la limite septentrionale du saumon atlantique sur le continent américain.
 
La rivière Koksoak est non seulement le plus grand cours d’eau à saumon de tout l’Ungava, mais elle constitue un phénomène unique en Amérique du Nord. Les saumons arrivent de l’estuaire pour remonter la rivière à la fin de juillet au plus tôt, c’est-à-dire quelques jours à peine après la disparition des glaces de la baie d’Ungava. La rivière aux Mélèzes et ses tributaires renfermeraient environ 88 % des aires propices à la fraie et à la croissance des alevins. À titre d’exemple, sur la rivière aux Mélèzes, on estime la distance qui sépare l’estuaire aux aires de reproduction à 480 kilomètres. En 1979 et 1980, après avoir examiné un échantillonnage de 3 200 saumons, une équipe de chercheurs est arrivée à confirmer l’existence de saumon atypique, c’est-à-dire que les saumons terminent leur cycle vital dans le bassin hydrographique de la Koksoak sans retourner à la mer, d’où l’appellation de saumon estuarien. De plus, les saumons marins du bassin de la Koksoak présentent des caractères particuliers; d'une part, les mâles ne fraient pas avant quatorze mois après leur entrée en eau douce, cependant ils s’alimenteraient au printemps et à l’été malgré le fait qu’ils n’aient pas encore frayé. D’autre part, bon nombre de femelles connaissent des fraies consécutives sans migrer entre temps à la mer et, elles également, s’alimenteraient en eau douce au cours du printemps et de l’été. Tandis que les estuariens se reproduiraient trois ou quatre années consécutives, cette fréquence serait facilitée par la proximité de l’aire de reproduction. C’est donc tout un monde qui n’a pas fini de bouleverser les connaissances sur ce grand migrateur.
 

Note

  • Les statistiques annuelles sont fournies par le Gouvernement du Québec.